Madou

Le portrait de l’insurgé belge arborant le célèbre sarrau bleu pendant les journées de septembre a déjà été identifié comme une image de propagande. Mais que portaient réellement la garde civique et les révolutionnaires entre août et octobre ?

 

 

Bien que différents témoignages de l’époque nous offrent une description de la diversité vestimentaire de cette période, il y avait jusqu’à récemment peu de représentations visuelles disponibles, à l’exception des lithographies bien connues datant d’une période ultérieure. Pourtant, le cabinet des estampes de la KBR recèle un trésor caché que ses conservateurs n’ont même pas encore totalement appréhendé.

Dans un dossier inconnu se trouvent les esquisses originales du Bruxellois Jean-Baptiste Madou (1796-1877), qui a parcouru les rues de la ville d’août à septembre 1830 pour capturer l’atmosphère de cette période agitée. Ces esquisses constituent des témoignages de première main de cette période mouvementée, et sont donc uniques en leur genre.

 

Mis à part « La Patrouille », ces œuvres n’ont pas encore été publiées dans des ouvrages sur cette période. Elles renferment donc de nombreux trésors cachés sur les vêtements et le quotidien de la capitale. Pensez, par exemple, à la distribution du pain ou aux postes de garde.

 

Ci-dessous, nous vous offrons un petit aperçu de cette collection unique :

Notez cette façon décontractée de faire l’appel. La variété des chapeaux, des pantalons, des vestes, des chaussures. Un véritable mélange.