L'Héritage de Fonson

Dans la riche histoire du patrimoine militaire belge, le nom de Fonson brille comme une icône incontestée. Des médailles aux insignes en passant par les sabres, Fonson a tout fait. En 197 ans, incluant les deux guerres mondiales, beaucoup de choses peuvent se passer avec ces milliers de matrices et de poinçons. Retrouver quelque chose n’est pas une mince affaire.

Dans notre quête des boutons et des plaques de shako de l’armée belge naissante, nous sommes partis avec De Greef à la recherche des matrices originales pour nos reproductions.

Mais passer de Fonson à De Greef, c’est un grand pas. Permettez-nous de recréer brièvement la chronologie.

 

La société familiale Fonson trouve son origine en 1827, selon leurs propres annonces, et adoptera différentes variantes de leur nom au fil des ans.

 

En 1831, c’est B. FONSON F. en référence aux deux frères François Fonson et Barthélémi Fonson. Ces Frères Fonson coexisteront brièvement avec Auguste Fonson avant de fusionner pour former Fonson & Cie, puis finalement de devenir Jules Fonson qui fera quelques soubresauts avant de faire faillite en 1968. Leur plus grand concurrent, (Fibru-)Fisch, finit par reprendre leur patrimoine. Mais eux aussi se désagrègent, et après quelques faillites, la collection passe entre les mains de Fibru-Europ, pour finalement atterrir en 2021 chez De Greef, désormais basé à Anvers.

C’est une histoire mouvementée, avec beaucoup de changements de mains où des choses peuvent parfois être perdues en chemin. Ajoutez à cela les pénuries de fer pendant les guerres, et la chance de retrouver des poinçons originaux devient mince.

 

Cependant, cela ne nous a pas empêchés de tenter une dernière recherche dans les derniers mois avant que le bâtiment en ruine de Fibru ne soit démoli, lorsque les matrices étaient triées et réparties entre le dépôt de De Greef à Anvers et le dépôt du patrimoine industriel à Mons.

Le bâtiment de Fibru est un joyau industriel en état de délabrement qui révèle à la fois ses jours de gloire passés et sa négligence actuelle. Explorer cette riche histoire était un privilège rare, enrichissant et inspirant.

Bien que nous n’ayons pas trouvé de matrices de notre époque, nous avons tout de même eu un aperçu de cette histoire nationale.

 

Avec De Greef comme partenaire, la résurrection des premières plaques de shako et boutons belges est plus que justifiée. La quête pour recréer ces éléments d’uniforme, mais avec les possibilités technologiques d’aujourd’hui, se poursuit sans relâche derrière les portes closes de De Greef…